Always The Beginning (OS​.​049)

by Eddie Ladoire

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about

Eddie Ladoire
Always The Beginning
(Optical Sound / Season of Mist)
Eddie Ladoire est certainement un nom qui ne dit pas grand chose, l’artiste
bordelais oeuvrant dans un registre plus large que la simple production musicale.
Ses productions discographiques sont du coup devenues relativement rares, mais on se souvient des albums de Heller, génial duo qu’il composait alors avec Sébastien Roux.
En dehors de la production sonore, Eddie Ladoire travaille
également à la promotion des musiques électroniques sur la région de Bordeaux avec son association Ma Asso.
On avait eu un premier et très court aperçu de son travail solo avec un jingle sur la compilation Jingles & Génériques de PPT/Stembogen. Aujourd’hui chez Optical Sound, c’est un album complet mêlant field recordings, samples et composition concrète qui nous est présenté. L’album semble divisé en deux parties. Sur la forme d’abord la durée des pistes fait apparaître une certaine symétrie avec 2 fois 4 morceaux d’environ 20", 14’, 7’ et 50". Sur le fond on distinguera une première partie très urbaine, basée sur New-York et une deuxième partie plus rurale avec au second plan oiseaux, mouton et coq sans que ce ne soit le sujet.
Après l’éclat de rire de Judith Gars qui sert d’ouverture (Jude), Eddie Ladoire fait intervenir d’autres amies également active dans la sphère de l’art contemporain. Si le titre New York ? est affublé d’un point d’interrogation, comme pour semer le doute, signifier qu’après tout ce pourrait être n’importe quelle autre ville, les interviews qui composent cette pièce lèvent rapidement le doute. S’ensuit un superbe assemblage d’interviews de trois amies, anecdotes souvent amusantes, entre émerveillement et angoisses entrecoupé de bruits de rue, de foule, annonces dans le métro. Les voix se croisent, parfois au centre puis mises de côté, accompagnées de quelques notes de piano, enchaînant
arrivée, découverte et installation/travail dans la ville. Une pièce de toute beauté qui mérite l’expression de cinéma pour l’oreille. On aura par contre un peu plus de mal à situer Here and There qui signifie bien que ce qui se passe ici pourrait se dérouler n’importe où. Pas, voix et bruits de plats, couverts, on a l’impression d’être dans une cuisine commune entre deux passages d’une électronique ambient et de trop systématiques montées bruitistes qui servent de transitions.
On est ensuite en plein champ sur l’introduction de Les rites funéraires, Eddie Ladoire habillant ses field recordings de sonorités électroniques. Et puis on entre dans le vif du sujet avec une alternance d’interviews et d’extraits d’émission radio avec d’une part un côté très pratique dans les interviews et un versant plus théorique et philosophique, le tout enrobé de sonorités électroniques et samples d’animaux.
Après la spontanéité, le côté naturel des précédents morceaux, on
regrettera un peu l’ambiance théâtrale de Mademoiselle, avec des voix lues, récitées, jouées, une jeune femme qui fait des reproches à son conjoint, et un magma sonore fait de souffles et bouillonnements aquatiques, étouffant.
Comme Sébastien Roux, Eddie Ladoire est maintenant bien loin du travail qu’ils faisaient ensemble au sein de Heller, mais cet album est une excellente surprise, débordant de vie... sonore.

Fabrice Allard
le 9/08/2009

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Eddie Ladoire
Always the Beginning * CD Optical Sound * 8t - 45:33
Thanos Chrysakis
A Scar in the Air * CD Aural Terrains * 6t - 31:49
Si fa presto a dire field recordingsŠ Soprattutto di questi tempi, allorché in ambito sperimentale nessun disco pare dirsi in regola senza la sua buona dose di registrazioni sul campo. Esempi di sterile, o semplicemente banale, impiego di tali reperti si sprecano e ovviamente tutto dipende dall'accortezza del singolo, dalla sua capacità nel comporre già usando il microfono, registrando e filmando la realtà, come in un documentario acustico, o che intenda successivamente inserire ciò che ha raccolto in un contesto più ampio. Il rischio, sennò, è che tutto si somigli e si appiattisca, a prescindere da luoghi, situazioni, attrezzature e modalità di assemblaggio. Insomma, tali operazioni hanno un senso solo se la documentazione offre un ritratto a tutto tondo della visione autoriale di colui che l'ha approntata, altrimenti per noialtri diventa molto più salutare, divertente ed economico andarsene in giro per città, mare o campagna a sentire e godere la cosa reale. Fortunatamente le due uscite qui segnalate eludono il pericolo con buona disinvoltura.
Innanzitutto l'album del francese Eddie Ladoire, già noto per le collaborazioni con Sébastien Roux a nome Heller. Si tratta, se intendiamo bene (la copertina, peraltro molto elegante, è pressoché avara di note), di un resoconto sonoro della città di New York. Registrazioni in loco e materiali provenienti dagli archivi di INA e France Musique sono inseriti in un opera di scrittura a tutto tondo e declinati in lirica esposizione concreta alla vecchia maniera, con abile ripresa, riutilizzo ed elaborazione delle fonti. Voci, parole, scalpiccii, traffico, rumori d'ambiente, ronzii entomologici diventano così elementi di un personale vocabolario con percorsi e collegamenti mentali che finalmente acquistano senso anche per chi ascolta. (8)
Diverso il trattamento che Thanos Chrysakis riserva ai materiali reperiti sul campo. In questo caso struttura e qualità del materiale puro sono fortemente trasformate, sottoposte cioè a un più deciso trattamento di carattere elettroacustico, con evidenti riferimenti a modi e tecniche della scuola acusmatica. Con grande concisione l'autore greco di stanza a Londra delinea una serie di eleganti campiture sonore definite inscapes (che traduciamo grosso modo come paesaggi interiori), cui bene si attaglia l'affascinate idea  - suggerita nel titolo - dello stesso narrato fonico quale cicatrice nell'aria. (7/8) Nicola Catalano

credits

released April 23, 2008

VOICES :
Judith Gars, Céline Deriaud, Marta Jonville, Charlotte Laubard, Rémi Ladoire, Alexandre Cardin, Jean-Rémi Cabane.

MASTERING : David Trescos

THANKS : Pierre Beloüin, Bruno Letort (Tapage nocturne on France Musique) Sébastien Roux, Philippe Frank, Patrick bouvet, Perret and Fermis Family, Céline, Charlotte, Marta, Alexandre, Jean-Rémi and Julie, Claire Moreux & Olivier Huz, David Trescos, and many more.Special thanks to Judith Gars.

New-York photographs by Gerald Petit
Graphic design by Olivier Huz, Lyon


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